24 octobre 2007
42 hours in America (Final part)
Résumé des épisodes précédents: Bon sang mais c'est bien sûr! Notre héros trouve la solution. Il était temps, le bus ne va pas tarder d'arriver.
Episode du jour:
C’est alors que l’évidence m’apparu. Là était la solution. Elle était tellement simple et évidente que j’étais surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt. Le meurtrier c’était…
…les bonbons m&m’s. Nul besoin de chercher un coupable qui n’avait pu atteindre le défunt. Le défunt s’était bel et bien tué lui-même à force de confiseries, son fragile organisme n’ayant sûrement pas résisté à une telle ingestion de sucres.


11h45. Avec une heure de retard, le bus arrivait enfin à Denver. J’allais pouvoir livrer mon colis l’esprit serein et poursuivre ma route. Je me promettais au passage de faire attention à l’occasion aux paquets de sucreries que l’on trouvait partout et qui pouvaient mener à une mort horrible. Les m&m’s, ça tue…
42 hours in america est un feuilleton inspiré de notre demi-traversée des Etats-Unis en bus.
16 octobre 2007
42 hours in america (Part5)
Résumé des épisodes précédents: Notre héros patauge. Il est fatigué et n'a toujours pas trouvé d'indices pouvant le mener au mystérieux meurtrier du bus 3321 (oui parce que c'est le numéro du bus).
Episode du jour:
Un moment de panique me saisissait au départ lorsque je m’apercevais que dans leur grande ingéniosité mercantile, les bus Greyhound avait accordé quasiment deux fois plus de billets que de places disponibles dans le bus. Un deuxième bus avait dû être affrété en urgence histoire que tout le monde ait une place. Deux bonnes nouvelles pour moi heureusement: mes deux suspect étaient toujours avec moi (à croire que la providence m’aidait dans mon enquête) et l’heure de retard occasionnée me permettait un temps de réflexion supplémentaire.
Ce meurtre n’avait aucun sens. Pourquoi tuer un être sans défense? Pour quel mobile? Quelle sombre machination avait pu aboutir à pareille forfaiture?
Mes pensées s’embrouillaient. Mes deux suspects semblaient étrangement sereins, tel le grand steack en train de partager la vision de Spiderman 3 avec sa jeune voisine. Le stop suivant, à Kansas City (bizarrement située dans le Missouri et non dans le Kansas), à part un retard supplémentaire, ne m’apportait pas de lumière. J’avais beau retourner le problème dans tous les sens, quelque chose semblait m’échapper. Je sombrais dans une nuit tourmentée de cauchemars, craignant pour ma propre existence (après tout, qu’est-ce qui empêchait le meurtrier de recommencer?)
Le jour se levait, morne et froid, sur le Kansas. Déjà sous le soleil, ça ne devait pas être formidable, alors avec un ciel gris et terne et une enquête insoluble sur les bras, ça virait à la punition.
Des champs, à perte de vue, tous plats, tous vides, des arrêts d’autoroute miteux, plein de jeunes bouseux en pick-up avec leurs chapeaux de cowboy. Je commençais à en avoir marre. Je sentais mauvais, je n’avais pas assez dormi et le temps filait beaucoup plus vite que ce foutu bus.
10h45. Le bus était censé arriver à cette heure. Avec le retard, j’avais encore une poignée de minutes. Je regardais une dernière fois les éléments du dossier. C’est alors que l’évidence m’apparu. Là était la solution. Elle était tellement simple et évidente que j’étais surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt. Le meurtrier c’était…
42 hours in America est une fiction tirée de notre interminable voyage en bus aux USA.
30 septembre 2007
42 hours in America (Part 4)
Résumé des épisodes précédents: Un homme à tué ce qui semble être une peluche. Pas de bol, un inspecteur peluche veille au grain. Il mène son enquête... Episode du jour: J’étais toujours coincé entre deux options, un peu comme la gare l’était entre le RCA Dôme et le Lucas Oil Stadium, les deux antres des Colts d’Indianapolis. Alors que le bus repartait, je m’installais à la place du mort pour tenter de comprendre comment on avait pu l’atteindre. Le Midwest défilait toujours. Les infos, enfin du fait-divers en boucle, histoire qu’ils se sentent bien menacés en permanence par des choses qui auraient pu arriver au coin de leur rue. Mais personne n’avait rien vu, ou n’avait rien voulu voir, ou craignait des représailles… (A suivre) 42 hours in america est un feuilleton inspiré de notre voyage en bus Washington-Denver
Effingham, Illinois, puis les deux heures de transfert à Saint-Louis, Missouri. Bien évidemment cette fois le bus était arrivé à l’heure, mais pour une fois, l’attente m’arrangeait. Dans la ville du grand anneau, j’interrogeais deux ou trois autres passagers, discrètement. Ils étaient bien trop absorbés par les infos à la télé pour faire attention à l’importance de mes questions.
21 septembre 2007
42 hours in America (Part 3)
Résumé des épisodes précédents: notre héros est un privé qui transporte une malette pour un ami parce que des fois, ça arrive. Manque de bol, le bus qui le transporte se retrouve être le lieu d'un crime.
Episode 3:
Malheureusement, le macchabée ressemblait furieusement à mon ami pas très grand. Un profond sentiment de dégoût et de regret s’emparait de moi. Je décidais sur le champ de mener ma petite enquête, ce qui me permettrait peut-être de retrouver son meurtrier. Avec un peu de chance (enfin surtout pour moi), sa route se poursuivrait dans la même direction que la mienne.
Le premier stop, à Columbus, me permettait d’affiner mes recherches.
Deux suspects se dégageaient rapidement. Je les surnommait le petit nerveux
et le grand steack
. C’était les deux personnes assises le plus près du décédé.
Après un check rapide de leur bagage, je constatais avec satisfaction qu’ils se rendaient tous les deux aussi à Denver. Ce qui me laissait 31 heures pour confondre celui des deux qui avait lâchement assassiné mon semblable.
L’époque moderne était pourrie. Pour preuve, on voyait même une rediffusion de « Sauvés par le gong » à la télé. Je ruminais de sombres pensées alors que le bus repartait vers l’ouest. Au vu de l’état du corps, il semblait que ses friandises préférées avaient été empoisonnées.
Mais pourquoi. Et comment l’assassin s’y était pris, en présence (même nocturne), d’une trentaine de témoins potentiels?
(A suivre)
42 hours in america est un feuilleton inspiré de notre voyage en bus à travers une bonne partie des USA
19 septembre 2007
42 hours in America (Part2)
Résumé de l'épisode précédent: Notre héros doit convoyer une mallette, en bus, de Washington à Denver. Le bus prend du retard...
Passage à Baltimore. 45mn de retard. Puis la lente plongée dans la nuit américaine vers Pittsburgh. Je m’assoupissais un peu, ne pouvant pas lutter contre le temps. 3h45. Arrivée à Pittsburgh. On allait être fixés. Le bus pour Saint-Louis devait partir 5mn plus tôt. Alors on avait le droit à un ouf de soulagement, ou à 6h d’attente dans la nuit de Pennsylvanie, pas vraiment réputée pour sa beauté. Le bus, heureusement, nous avait attendu. Descendre, courir, attraper l’autre bus et repartir sans tarder, dans le froid, les paupières lourdes. Je l’avais déjà vécu, mais uniquement dans des filatures. Le nouveau bus réservait néanmoins une bonne surprise. Deux places entières pour moi. De quoi dormir un peu mieux. Une bonne partie des passagers du précédent bus avait suivi, dont mon ami de petite taille. Alors que le bus repartait, je sombrais dans un sommeil agité. Le réveil fut brutal. Un long cri déchirait la nuit. Un cri féminin, bien hystérique. Genre comme si quelqu’un était mort. Ca tombait bien, quelqu’un était mort… (A suivre) 42 hours in America est un feuilleton inspiré de notre voyage en bus à travers l'est américain.

17 septembre 2007
42 hours in America (Part1)
42 hours in America est une petite nouvelle inspirée par notre traversée d'une partie des Etats-Unis en bus.
La nuit sentait mauvais…Le genre qui débute par un franc sourire et qui se termine dans un rictus mortel. Je devais convoyer une mallette de Washington, DC, à Denver, Colorado, et le meilleur moyen de faire ça inaperçu, c’était de traverser l’Amérique profonde en bus, la mallette toujours à portée de vue.
En temps normal, mon boulot de détective ne m’astreint pas à ce genre de convoyage. Mais je payais ainsi une dette à un ami, et me faisait un peu de blé au passage.
Les gens du bus semblaient tout ce qu’il y a de plus commun, ce qui était après tout ce que je recherchais. Un seul d’entre eux semblait me ressembler un peu.
Tassé, vouté, il semblait presque trop petit pour son siège. Je peux pas dire que j’étais trop serré non plus. Pour une fois ma petite taille me servait. Par la fenêtre j’observais le lent arrivage des gens en partance pour Chicago, Miami, Montréal où Dallas.
Déjà 20mn de retard au départ. La nuit décidément commençait bien. Pour ne rien arranger, on se tapait quelques accidents autour de DC. Après 40 mn de trajet le premier stop arrivait déjà. Silver Springs. Et on perdait encore 20mn à faire monter une famille russe immigrée avec tellement de bagages qu’ils avaient pas pu tous les amener avec eux. 40mn de retard, et 40mn de transit prévu à Pittsburgh. Il fallait espérer que le chauffeur allait rattraper du temps sur l’horaire.
Il faut savoir une chose. Les Greyhound ne rattrapent JAMAIS leur temps de retard.
(A suivre...)













