04 novembre 2009
Débuts de saison...
Bon allez les séries américaines ont repris depuis maintenant quelques temps, et j'ai décidé de faire un petit bilan de début de saison de celles que je suis...
Dans le genre, "ça ronronne", on peut trouver CSI, Dexter, How I Met Your Mother et The Big Bang Theory.
Côté CSI (étant entendu qu'il n'ya qu'une seule série CSI valable, l'originale à Las vegas), l'arrivée de Laurence Fishburne n'a pas transformé redoutablement la série. Il arrive en tant qu'enquêteur de base et donc ne compense pas le départ de Grissom. Cela étant, le vrai problème pour l'instant est l'absence de LA ligne directrice de la saison (on en est quand même déjà au 6ème épisode...), et donc on reste juste sur des épisodes "one shot". A voir donc ce que les scénaristes vont trouver... (Sinon par contre Sara Sidle revient et ça c'est cool)
Pour Dexter on reste en terrain connu. C'est pas si mal, mais ça reste un peu toujours "quoiqu'il arrive, Dexter s'en sauvera toujours", ce qui sera probablement difficile à faire évoluer, surtout maintenant qu'il est devenu père.
C'est bien fait, mais ça risque de s'essoufler assez vite.
How I Met Your Mother, par contre, s'essoufle franchement plus. On en arrive à la saison 5, on a pas vraiment vu de changement depuis la première. Le Friends-like va devoir, s'il veut suivre les pas de son modèle, clairement faire évoluer ses personnages.
The Big Bang Theory reste un de mes chouchou. Une des rares séries où je ris franchement. Effectivement ça ronronne, mais ça reste vraiment très bon. Vivement la suite.
En augmentation certaine, Grey's Anatomy. J'ai dit du mal de la saison précédente, et le début de la saison 6 (oui, 6saisons déjà) change un peu tout ça. On arrête un peu avec les bluettes insupportables et sirupeuses, et on revient un peu plus aux tripes à l'air, aux opérations impossibles, et, nouveauté du moment, aux coups-bas et à la bataille pour les meilleures interventions. Du coup y'a un souffle qui revient un peu, un peu plus proche d'Urgences, et c'est tant mieux. A voir si ça tiendra 22 épisodes.
Toujours aussi merveilleuse, et qui vient juste de reprendre (l'épisode 1 vient à peine de sortir), Friday Night Lights. Que je l'aime cette série, que je l'aime et qu'elle est bien conçue. Oui, je suis pas du tout objectif. Mais que c'est bon. Et accessoirement l'épisode 1 lance bien la saison, avec un Kyle Chandler (Eric Taylor) une fois de plus remarquable (qui fait oublier clairement le rôle qu'il avait dans "Demain à la une"). Et une fois de plus une bande-annonce de saison assez décalée...
Allez rien que pour le plaisir, une autre, plus classique.
Enfin, et après avoir signalé que j'attends toujours le redémarrage de Chuck, à noter la présence du petit nouveau (et ultra-prometteur) Flash Forward, auto-annoncé comme le successeur de Lost, ce qu'il pourrait bien devenir au vu des premiers épisodes (très prenants), à condition d'éviter lui l'erreur de se diluer dans de trop nombreuses saisons (et ça c'est pas gagné). Annoncé prochainement sur TF1, ce qui signifierait une diffusion de la saison avant la fin de celle aux US. Les choses changeraient-elles?
Allez j'y retourne...
07 octobre 2009
La bonne nouvelle du soir...
Je pensais que le groupe ne reviendrait jamais plus (6 ans quand même), et voilà que K's Choice annonce un album pour début 2010. Les connaissant, y'aura sûrement une tournée dans la foulée.
Et ça me fait bien plaisir...
02 octobre 2009
Le vuluwi des vacances...
De retour des vacances (en attendant quelques images de tout ça), les 3-4 petits plaisirs de ces dernières semaines...
-Donc, vu: la saison 1 de "Royal Pains". Aux Etats-Unis, ils ont des séries d’été, généralement des trucs un peu légers, sucrés qui passent tout seuls et sentent bon les vacances.
La série d’été qui a le plus marché cette année, c’est ainsi "Royal Pains", qui décrit l’arrivée dans les Hamptons (cette partie de la côte est où y’a toutes les baraques de riches), d’un médecin new-yorkais super doué pour la débrouille, viré pour avoir fait attendre un généreux donateur de l’hôpital, en soignant en priorité un jeune de la rue qui nécessitait des soins immédiat, (Ah oui le généreux donateur a fait une complication inattendue, et en est mort) et qui va se reconvertir sans vraiment s’y attendre en « concierge doctor » , ces médecins qui soignent les riches sans vraiment trop que personne ne soit informé.
En gros c’est l’histoire d’un mec parfait viré injustement qui va pouvoir fouiner dans la vie des super-riches. Si c’est pas un rêve de ménagère ça…
Il est affublé de son frère, comptable lunaire, très intéressé par l’argent et les femmes (il n’obtient pas tout à fait l’un ou l’autre), et d’une sérieuse assistante en proie à quelques problèmes de famille.
Bien sûr il va tomber amoureux de la (plutôt jolie) administratrice de l’hôpital public du coin, qui lui demandera de régler quelques problèmes des pauvres gens du coin. Celle-ci, pour pousser jusqu’au bout les poncifs, est bien évidemment secrètement mariée mais séparée d’un autre médecin qui oh surprise fera son retour en cours de saison.
Et ben malgré tout ça (et un générique franchement pas terrible), c’est bien agréable à regarder. C’est plutôt pas mal écrit, ça a un petit côté Dr House parfois dans la découverte des pathologies des gens, c’est assez convenu et léger pour pas être prise de tête et effectivement ça se regarde relax dans un moment de farniente. J’attendrais avec plaisir la saison 2 l’année prochaine. D’autant plus que la fin de la saison 1 est vraiment pourrie: tout le monde finit plus ou moins seul et malheureux, ce qui change un peu des cliffhangers habituels.
-Lu: "L’énigme de Rackmoor" de Martha Grimes.
C’est un roman qu’un ami m’a prêté il y a bien 12 ou 13 ans (je ne dirais pas qui, il pourrait se reconnaître) et que je n’ai jamais rendu, à ma grande honte. A l’époque, je n’avais pas réussi à me mettre dans l’histoire, et l’avait donc abandonné après quelques pages. Désormais plus vieux et plus sage (euh…, surtout plus vieux en fait), j’ai repris ce livre parce que bon, j’aime pas rester sur un échec.
C’est un polar anglais qui se passe sur la côte nord est. Coïncidence amusante, y’a plusieurs références à York et Whitbye, où on est passé sur la route de l’Ecosse. C’est un peu sombre, un peu compliqué par moments (c’est plein de références géographiques aux différents endroits du village, alors même que celui-ci est fictif. Se représenter les scènes est donc pour le moins difficile), mais au final assez cohérent. Les différents dénouements (parce qu’il y a plusieurs mystères en fait) sont assez bien pensés, et assez intelligents pour que ça passe sans être irréaliste.
C’est une bonne lecture de vacances, surtout quand il fait chaud, le descriptif des landes enneigées faisant un joli contrepoint.
-Lu aussi, "Bilbo le Hobbit", de (faut-il le préciser) J.R.R Tolkien.
Bon c’est un peu la troisième fois que je le lis, mais ça faisait un paquet de temps que j’y étais pas revenu.
Et ben en fait c’est beaucoup moins enfantin que dans mon souvenir. Ca manque un peu de liant entre les étapes du voyage de Bilbo et des nains, mais ça reste une grande fresque de fantasy. Ca augure remarquablement du Seigneur des Anneaux qui va suivre.
Surtout, détail important en ce moment, c’est ultra-graphique. Comme Peter Jackson est en train de le mettre sur pellicule, je me suis vraiment mis à saliver par moments en imaginant ce que ça va donner. Le trailer est principalement composé d’images du Seigneur des anneaux (ce qui à ce niveau est quand même un peu impardonnable) mais les deux trois vraies images du film augurent quand même bien.
Un roman qu’on peut donc relire avec plaisir, en attendant le film…
-Wi: Le nouvel album de Muse, "The Resistance".
Attention évènement, je vais dire du mal de Muse… Oui, c’est vrai, je trouve leur nouvel album pas terrible. A force de se tourner de plus en plus vers les mélodies au dépend de l’énergie brute, ça a fini par déraper. Dans leur dernier opus, en fait seule la première (le single Uprising) et l’ensemble des trois dernières (Exogenesis) chansons sont pour moi intéressantes. Le reste, on dirait un peu Queen 20 ans après, avec moins de classe. Ca manque cruellement de pêche, de trucs qui font bouger partout avec l’envie de décrocher les étoiles. Oui, c’est un peu mou.
Que le style évolue d’accord, y’en a assez de ces groupes qui restent toujours pareils et qui deviennent lassants au final, mais pas au détriment de l’identité. Faudra voir ce que ça donne en concert (un des points forts du groupe), mais là un peu déçu je suis.
-D’autant plus en fait que mon autre écoute récente, c’est le nouvel album des Arctic Monkeys. Et là, c’est quand même plus pêchu. On sent une maturité du groupe, une belle énergie avec pourtant une simplicité du style (pas de fioritures dans les morceaux). Du rock anglais dans ce qu’il fait de mieux. Avec (nouveauté à mes yeux), une certaine unité dans l’album. Les deux premiers étaient pour moi du plutôt bon avec de vraies pépites, là y’a peut-être un peu moins de pépites mais avec un niveau global sensiblement plus élevé. (Je reconnais bien évidemment ici que j’ai un avis totalement subjectif et que c’est ce que moi je ressens là où d’autres verront peut-être une bouillie atroce).
Bien, bien, bien agréable donc. (Et là c'est le drame, on trouve pas les Arctic Monkeys sur Deezer. Scandale!)
25 septembre 2009
Série review: Wire in the blood
La fureur dans le sang, en VF…
C’est vraiment une super série.
Problème, y’a que 4 épisodes par saison.
Avantage, y’a pas de perte de qualité au fur et à mesure des saisons.
C’est une série policière sur un profiler. Dit comme ça, ça parait on ne peut plus banal.
Et pourtant ça a un ton très personnel, très sombre, très anglais, et je dirais même, très nord de l’Angleterre.
C’est joué assez juste pour qu’on ne remarque pas que y’a des serial killer (des quoi? Des serials killer) à tous les coins de rue.
Grand dommage par contre, les histoires sentimentales ne vont jamais jusqu’à concrétisation, et pas pour des raisons humaines, mais parce que dès que ça s’approche d’une réussite, les scénaristes trouvent le moyen de faire disparaître de la série un des deux intéressés. On dira que c’est pas le propos du truc, mais ça gêne quand même aux entournures mon côté midinette.
Stan s’est enthousiasmé pour cette série sur son blog, et maintenant que j’ai fini de voir la saison 6, c’est mon tour d’apporter mon enthousiasme. Robson Green campe un superbe Dr Tony Hill, et j’espère que ça durera encore de nombreuses années.
Et comme Stan l’a très bien dit aussi, même que des fois ça fait limite pas rire le soir, tard.
28 août 2009
Movie review: Inglorious Basterds...
... de Quentin Tarantino.
J'ai un peu l'impression que le temps passant l'ami Tarantino fait de moins en moins d'action et de plus en plus de parlotte.
Il faut pas aller voir Inglorious Basterds si on veut voir un film d'action. Y'en a quasiment pas (en cela la bande-annonce est un peu beaucoup mensongère). Déjà dans Kill Bill, on commençait à voir de bonnes séquences de discussion. Dans Deathproof (Boulevard de la mort), toute la première partie n'était QUE de la discussion (et la deuxième, à mon avis bien moins bonne, QUE de l'action). Et ben IB c'est assez proche de la première partie de Deathproof.
Mais c'est quand même très, très bien fait. On sent un cadre hyper respecté, des acteurs très bien coachés, une ambiance typiquement tarantinienne, enfin bon une maîtrise remarquable de l'exercice.
Il faut aimer un peu les films où ça parle, mais si c'est le cas, il est assez fantastique.
Mention spéciale à Christoph Waltz, en machiavélique retors multilingue teuton (à répéter très vite 4 fois), qui a bien mérité son prix d'interpétation à Cannes. Il est imbuvable à souhait.
A propos de multilingue, je sais pas ce que donne la VF, parce que les personnages passent leur temps à changer de langue. D'ailleurs dans la VO, on doit parler 50% du temps en anglais, 35% en français, 15% en allemand, et un tout petit peu d'italien, pour une scène d'anthologie.
La fin est un peu prévisible, mais ça n'empêche pas l'ensemble d'être vraiment très agréable (enfin bon pour moi, qui aime ce genre de films). Tarantino poursuit sa légende, et c'est tant mieux.
Book review: Le sang du temps...
...de Maxime Chattam.
En fait, ça débute vraiment très mal. Le principe de description narrative du genre "le soleil ourlait l'horizon d'une frange pourpre telle une trace de sang perdue sur un mur virginal, augurant en cela des sombres pensées mélancoliques qui pointaient leur nez de fouines rustiques sur la lande rase, qu'on en aurait dit la peau d'un guérilléro mexicain d'un film de Leone", perso ça me gave rapidement. Et là, y'en a un par paragraphe (j'exagère à peine) pendant les 30 premières pages. J'ai pas prétention à quoi que ce soit, mais bon là pour le coup, c'est vraiment super mal écrit.
Une fois que l'intrigue prend son envol, bizarrement (et heureusement aussi d'ailleurs), ce style disparaît complêtement.
L'intrigue justement, est pas trop vilaine, y'a une mise en abîme un peu facile (du genre "bonjour je suis l'héroïne, je vis à l'époque moderne mais pendant tout le livre en fait je vais lire un journal intime de y'a 70 ans et je vais partir un peu en vrille dessus") mais bon, ça passe. Y'a une façon de faire un peu facile aussi, qui consiste à faire penser l'héroïne en même temps que le lecteur, pour mieux réfuter les arguments ensuite (l'héroïne pense qu'untel est le suspect de l'histoire de y'a 70 ans, à mais non en fait se dit-elle parce que sinon y'aurait ça, ce qui invite le lecteur à lui aussi réfuter l'hypothèse de culpabilité dudit untel).
Le dénouement est pas affreusement vilain, mais pas inattendu non plus, et le revirement final des 3 derniers paragraphes aurait pu être évité facilement. Genre même c'était mieux sans.
Un piti pitch: bon l'héroïne arrive au Mont St-Michel pour se faire oublier quelque temps dans une abbaye, elle tombe par hasard sur un journal racontant une enquête policière qui s'est passée dans les années 30 au Caire, et elle va le lire alors que des ombres suspectes rôdent sur le Mont...
Donc y'a deux histoires en parallèle (ce qui permet de mettre en place deux trois cliffhangers et donc de donner envie au lecteur d'aller plus vite vers la suite).
Et au final bof quoi. L'impression générale c'est que l'auteur a visité le Mont St-Michel et qu'il s'est dit "Ce serait un chouette cadre pour un bouquin, comment je pourrais écrire un truc qui tienne la route?" Et qu'ensuite il a brodé autour. C'est bien à lire l'été. J'en relirais peut-être un de lui histoire de pas rester sur une seule impression, mais y'a rien d'urgent.
24 août 2009
Il est mort le cheval....
"Urgences" s'en est allé hier soir. Putain 15 ans quand même. Je me rappelle encore du cours infirmier du lundi matin, quand une formatrice nous avait sorti "Bon tout le monde a regardé Urgences hier soir? (assentiment de la salle), bon et ben dans le deuxième épisode, là, c'est pas du tout comme ça qu'il faut faire..." (Anecdote authentique)
Urgences, c'est une des séries qui m'a fait apprécier les séries. C'est le premier Medical Drama moderne, avec à l'origine Michael Crichton (lui-même médecin, à la base), autant dire quelqu'un qui savait écrire des scénarios. Je reconnais avoir un peu décroché après le départ d'Abby Lockheart, qui était un peu le dernier personnage ramenant à Carter.
Carter, c'est le personnage qu'on retrouve toujours dans ce genre de série, le newbie qui va peu à peu prendre ses marques (un peu comme nous), et passer finalement grâce à l'environnement du statut d'enfant à celui d'homme (ça marche aussi dans d'autres séries avec le personnage féminin central). Celui auquel on s'identifie le plus souvent.
Les scénaristes l'ont bien compris, en faisant revenir le p'tit John pour les derniers épisodes de la série. On retrouve aussi dans ces derniers épisodes tous les anciens de la série (même le Dr Green, dans un épisode flash-back)(si, si, Dr Green, celui qui a succombé à la maladie la plus fréquente pour les héros de séries: la tumeur du cerveau), mais dans de petites parties clin d'oeil, alors que Carter a gagné le droit de revenir bosser au Cook County. C'est d'ailleurs avec lui que s'achève le dernier épisode, et avec la fille du Dr Green, jolie (mais facile) manière de boucler la boucle.
La fin aurait pu être presque un peu meilleure (j'aurais bien voulu une vue dans le temps, à la manière de la fin de Six Feet Under, ou de Dawson, mais on est ici centré sur le quotidien de l'hôpital, et non sur la vie de l'un ou de l'autre), mais je m'en contente comme ça.
Ca fait quand même un peu bizarre, parce qu'on avait fini par penser que comme d'autres qui ont duré longtemps, Urgences ne finirait jamais. NYPD Blue s'est finie, The West Wing s'est finie, et même un jour (Diantre!), les Simpsons finiront.
So long Carter, so long E.R, espérons que la qualité d'autres productions permettra de vous remplacer sans trop de difficultés.
Snif.
20 août 2009
Vuluwi...
Allez mes derniers trucs de ces dernières semaines...
Vu: "The Librarian": Trois épisodes one shot d'un équivalent Indiana Jones, joué par Noah Wyle (Dr Carter, rhaaaaa). C'est aussi produit par le bonhomme. Et ben c'est pas si mal. Ca aurait pas mérité du cinéma, mais c'est franchement amusant, et ça mérite amplement le téléchargement (je suis pas sûr que cela soit seulement passé sur une chaine française). Effets spéciaux pas si vilains, pitch amusant (en fait, la New-York Public Library abrite dans des salles secrètes les grands objets magiques de l'histoire: Arche de Noé, Boite de Pandore etc... et un homme, devinez qui, est chargé de les retrouver, même s'il est un peu perdu sur le terrain), Indiana Girls pas si nulles, enfin bon une bonne petite surprise. Un épisode tous les deux ans, on peut avec un peu de chance en espérer donc un pour 2010.
Lu: Les quatre premiers tomes de "L'épée de vérité" de Terry Goodkind. Soi-disant "la nouvelle star de la Fantasy". Bon en fait c'est bien un ou deux épisodes. Le monde est pas mal pensé, le style plutôt prenant, particulièrement sauvage (y'a quand même 100 pages sur "comment le héros se fait torturer jusqu'aux limites de la folie", et je parle même pas de ce que les méchants font aux jeunes filles), mais finalement les livres arrivent vite au schéma suivant: Le monde est en péril, il faut trouver une plume de phénix/ le livre du temps/ la gemme du destin (rayer la mention inutile ou en trouver une du même genre), et après moults combats et souffrances (et Dieu sait que les protagonistes prennent cher), le héros arrive dans les 50 dernières pages (sur 800, généralement) à sauver le monde. Manque de bol, au moment de récupérer le truc utile, il déclenche un autre piège mortel/ artefact magique/ prophétie de fin du monde (ou les trois en même temps) contre lequel il devra lutter dans le tome suivant (en trouvant une plume de phénix, le livre du temps, etc...). Corollaire amusant, le déroulement de l'intrigue empêche TOUJOURS le héros et sa copine de vivre leur relation (et accessoirement leur interdit d'avoir des enfants, sinon la fin du monde tout ça tout ça).
Enfin bon ça va bien 5mn, j'ai tenu 4 tomes, et quand je vois que le 9ème vient de sortir, je me dis qu'il doit y avoir des gens plus courageux que moi. Ou alors le schéma évolue, mais c'est pas vraiment ce que semblaient suggérer les 4èmes de couv' que j'ai lu.
Pour me remettre, je suis revenu à mes classiques et j'ai piqué à Stan le tome 24 des Annales du disque-monde de Terry Pratchett. C'est toujours bien amusant, pas prise de tête, franchement barré (une fois de plus mention spéciale au traducteur Patrick Couton, qui parvient à rendre des jeux de mots pourtant assez effroyables), et y'a en plus de La Mort les sorcières de Lancre, qui font pour moi les meilleurs épisodes du genre.
Wi: Le dernier album de Luke, qui confirme presque l'engagement à gauche toutes du groupe. Pas si mal, manque d'homogénéité, mais avec deux trois titres qui sortent plutôt du bois, dont le single "La terre ferme".
Wi également, parce que je suis tombé dessus à la Fnac, le double live d'Eiffel, moitié électrique, moitié orchestre de cordes, qui m'a signalé que ce serait pas mal que j'aille les voir en vrai un de ses quatre matins. Parce qu'en électrique, ça dépote bien.
13 août 2009
Movie review: Là-haut (Up)
C'est le dernier Disney-Pixar.
Il démontre un fois de plus que Pixar fait de moins en moins des films pour les enfants...
Y'a par contre encore une fois deux ou trois niveaux de lecture.
Teaser: plusieurs personnages meurent dedans (ce qui n'est pas si fréquent dans les Disney Pixar)
En fait on a l'impression pendant 5mn de presque commencer par la fin.
D'ailleurs on rigole pas beaucoup pendant ce film.
Mais c'est un très beau film quand même.
Y'a dedans une jolie blague à base d'écureuil mort. (Authentique)
Y'a dedans bip-bip et le coyote.
En fait j'ai un peu du mal à me situer, parce que Pixar réussit encore à surprendre radicalement, mais que pour une fois on perd l'aspect ludique de la chose, et que c'est presque décevant. C'est un film grave, et je m'attendais pas à ce que ce le soit à ce point. Et je suis pas sûr que ça convienne bien à ce genre de productions.
Sentiment mitigé donc.
03 août 2009
Fin de saison... (mais la suivante)
Hélas, la chair est triste (quoique...), et j'ai fini la saison 3 de Friday Night Lights.
Fin de saison, fin de cycle aussi. Une bonne partie des principaux protagonistes devrait quitter le lycée et la ville de Dillon. Snif.
Dans un bilan de la saison deux , je signalais que la série aurait à relancer un peu l'intérêt de l'histoire, qui avait un peu perdu de sa superbe. Pari réussi, et avec brio. Le genre où on dit: "Juste un épisode avant d'aller se coucher", et où on se retrouve 3h plus tard à hésiter à lancer le cinquième...
Rhaaa que c'est bon....
Rhaaa que c'est fini....
C'est toujours aussi remarquablement joué, et avec le retour d'un scénario aux petits oignons, ben c'est tout simplement bon.
La grande force de FNL, c'est que c'est une série sur les gens. Avec une touche de football américain pour lier le tout. Des gens normaux, qui en prennent parfois un peu plein la gueule, et qui ont aussi parfois de bonnes surprises. C'est un peu aussi le plaisir de l'affaire. C'est des gens qu'on a l'impression de pouvoir rencontrer demain (enfin à condition de vivre au Texas). Et c'est crédible, même malgré les nécessités d'une série US (à savoir deux trois rebondissements dramatiques, et une situation de base un peu caricaturale pour certains personnages).
Pourquoi, Seigneur, faut-il que ça se termine si vite? J'aurais volontiers suivi les vies de Matt Saracen, Tim Riggins ou Landry Clarke encore trois ou quatre saisons. Enfin bref. Avec un peu de chance, ils apparaitront dans la prochaine saison (mais à priori moins).
La série a resigné pour deux saisons aux States. Tant mieux. Il va falloir une fois de plus renouveler un peu, avec l'arrivée d'un certain nombre de petits nouveaux. On verra ça. Season premiere à l'automne.
Pour patienter, l'article de l'excellentissime "Monde des séries" de Pierre Serisier:
http://seriestv.blog.lemonde.fr/category/friday-night-lights/
Et un piti montage en musique...













